Chaud les marrons chaud...
Plusieurs fois que je commence ce billet, je sais ce que j'ai envie de mettre dedans, quelle émotion, quelle histoire, mais en même temps je ne trouve pas les mots justes.
C'est toujours aussi chaud , entre ce que je veux faire passer et ce que je vais faire passer, il y aura sans doute un delta l'interet c'est que ce delta tende vers 0.
J'ai été déjeuner avec mon chef à midi, et ... on est sorti du resto parce qu'on s'est fait virer à 15h30. On a passé 3heures completes à discuter et pfiouuuu elles sont passées aussi vite que ces 3 dernières années.
J'ai beaucoup appris à son contact, et je sais aujourd'hui que je lui en ai appris aussi quelques unes. Notre travail: manager! Un metier si passionant et si complexe à la fois. Nous nous sommes souvenus de ces bons moments, des moins bons, des trés mauvais. mais au final on s'est rendu compte aujourd'hui que l'on avait beaucoup de respect l'un pour l'autre.
Moi ce dejeuner me fait beaucoup reflechir, non c'est pas ca... Tout ce que je vis avec mes collaborateurs, mes anciens collaborateurs, mes collegues, mon chef, me renvoie beaucoup de choses sur ce que je suis, la façon dont je suis perçue, la façon dont je manage!
J'aime mon metier, je le fais avec passion, parce que j'aime les gens, et travailler pour eux et avec eux c'est à chaque fois une aventure humaine. Tirer le meilleur d'une équipe, obtenir des résultats, réussir à les motiver, c'est top. Mais en ce moment ce qui me fait le plus plaisir, c'est qu'on me dise: "tu sais avec toi, ce qui est dingue c'est qu'on a envie de venir bosser"
Je pensais que les gens plaisantaient mais je me rends compte que non. Alors forcément ca complique un peu les choses. Parce qu'on a beau dire, et je suis la première à le dire, que le travail c'est le travail, qu'il faut cloisonner. Mais non, on ne peut pas, on ne peut pas toujours.
Je suis arrivée dans une équipe completement détruite, avec des gens issus de plusieurs services qui étaient décus de ce qu'ils avaient vécu au sein de l'entreprise. Alors tu montes un plan d'action. Tu es attendu sur le poste, tu es attendu par tes collaborateurs et il faut des résultats.
J'ai décidé de commencer par créer une équipe, pour cela il faut à la fois qu'ils comprennent qu'ils cont une équipe, qu'ils trouvent une identité. Il faut établir de la confiance, les défendre et les proteger. Dans mon cas, cela a mis 2 mois à peu prés. Il faut créer un peu de dépendance, que les gens croient en toi, qu'ils soient rassurés pour enfin qu'ils se liberent. On est dans "on est une équipe, on y va ensemble, c'est un défi à notre mesure, on y va ensemble, c'est NOTRE réussite, ou NOTRE echec, mais ensemble on peut le faire"
Quand cela est acquis, ce à quoi je suis arrivée, il faut lacher la dépendance pour aller sur l'autonomie. Leur donner les moyens de porter une partie du projet de les responsabiliser sur leur tache.
Et la je leur annonce que je demissionne.
Je me suis donc beaucoup investie, pour en arriver la. J'espere que le processus ne s'arretera pas la, qu'ils vont continuer dans l'autonomie, ne pas passer la barriere fatidique de l'indépendance, ce qui dans une mission comme la leur n'est pas possible.
Pour construire une équipe, il faut à mon sens passer par tout cela.
- dépendance: Je décide, et ils ne decident de rien, pour rassurer. Ils proposent mais tu assumes toutes les décisions. Ils doivent venir parler de tous les problèmes, c'est important d'écouter, c'est important de rassurer, c'est important de féliciter.
- autonomie: ils assument, finalement t'es toujours la en filet, ils proposent, tu disposes, mais ils assument sur leur terrain, sur leur domaine et toi tu couvres derriere. En fait le cadre est posé et ils sont libres à l'interieur l'important étant le résultat. un probleme, on ne le cache pas, on en parle, et on décide ensemble.
- la troisième phase est l'indépendance, et la... ca ne s'applique pas dans ce contexte, parce qu'il y a des règles, un cadre et que l'on en sort pas.
Il n'et pas toujours facile de faire avancer l'équipe d'une phase à l'autre et la maintenir dans celle qu'on souhaite, mais bon... c'est un métier ;-)
Nous avons parcouru un bon bout de chemin, et je suis assez contente de mes résultats, en plus ca c'est fait dans une bonne ambiance, l'humour est toujours un bon vecteur.
Aujourd'hui en dejeunant avec mon chef, je lui ai expliqué où j'en étais, et il va les accompagner. Il y a 3 ans, on était jeune tous les 2, il y a 3 ans, je manageais au feeling, aujourd'hui je mets des mots sur ce que je fais, je peux théoriser ce que hier je faisais d'instinct. Aujourd'hui j'ai compris qu'en fait, c'est un métier, et que j'avais encore beaucoup de choses à apprendre pour expliquer aux gens pourquoi ca marche et ca fait de mois une professionnelle.
Le management ca ne s'apprend pas seulement dans les manuels, mais autodidacte que je suis, aujourd'hui je suis heureuse de mettre des explications sur mon feeling, et je suis heureuse d'avoir fait ce chemin avec mon chef qui m'a toujours laissé carte blanche dans le domaine.
C'est toujours aussi chaud , entre ce que je veux faire passer et ce que je vais faire passer, il y aura sans doute un delta l'interet c'est que ce delta tende vers 0.
J'ai été déjeuner avec mon chef à midi, et ... on est sorti du resto parce qu'on s'est fait virer à 15h30. On a passé 3heures completes à discuter et pfiouuuu elles sont passées aussi vite que ces 3 dernières années.
J'ai beaucoup appris à son contact, et je sais aujourd'hui que je lui en ai appris aussi quelques unes. Notre travail: manager! Un metier si passionant et si complexe à la fois. Nous nous sommes souvenus de ces bons moments, des moins bons, des trés mauvais. mais au final on s'est rendu compte aujourd'hui que l'on avait beaucoup de respect l'un pour l'autre.
Moi ce dejeuner me fait beaucoup reflechir, non c'est pas ca... Tout ce que je vis avec mes collaborateurs, mes anciens collaborateurs, mes collegues, mon chef, me renvoie beaucoup de choses sur ce que je suis, la façon dont je suis perçue, la façon dont je manage!
J'aime mon metier, je le fais avec passion, parce que j'aime les gens, et travailler pour eux et avec eux c'est à chaque fois une aventure humaine. Tirer le meilleur d'une équipe, obtenir des résultats, réussir à les motiver, c'est top. Mais en ce moment ce qui me fait le plus plaisir, c'est qu'on me dise: "tu sais avec toi, ce qui est dingue c'est qu'on a envie de venir bosser"
Je pensais que les gens plaisantaient mais je me rends compte que non. Alors forcément ca complique un peu les choses. Parce qu'on a beau dire, et je suis la première à le dire, que le travail c'est le travail, qu'il faut cloisonner. Mais non, on ne peut pas, on ne peut pas toujours.
Je suis arrivée dans une équipe completement détruite, avec des gens issus de plusieurs services qui étaient décus de ce qu'ils avaient vécu au sein de l'entreprise. Alors tu montes un plan d'action. Tu es attendu sur le poste, tu es attendu par tes collaborateurs et il faut des résultats.
J'ai décidé de commencer par créer une équipe, pour cela il faut à la fois qu'ils comprennent qu'ils cont une équipe, qu'ils trouvent une identité. Il faut établir de la confiance, les défendre et les proteger. Dans mon cas, cela a mis 2 mois à peu prés. Il faut créer un peu de dépendance, que les gens croient en toi, qu'ils soient rassurés pour enfin qu'ils se liberent. On est dans "on est une équipe, on y va ensemble, c'est un défi à notre mesure, on y va ensemble, c'est NOTRE réussite, ou NOTRE echec, mais ensemble on peut le faire"
Quand cela est acquis, ce à quoi je suis arrivée, il faut lacher la dépendance pour aller sur l'autonomie. Leur donner les moyens de porter une partie du projet de les responsabiliser sur leur tache.
Et la je leur annonce que je demissionne.
Je me suis donc beaucoup investie, pour en arriver la. J'espere que le processus ne s'arretera pas la, qu'ils vont continuer dans l'autonomie, ne pas passer la barriere fatidique de l'indépendance, ce qui dans une mission comme la leur n'est pas possible.
Pour construire une équipe, il faut à mon sens passer par tout cela.
- dépendance: Je décide, et ils ne decident de rien, pour rassurer. Ils proposent mais tu assumes toutes les décisions. Ils doivent venir parler de tous les problèmes, c'est important d'écouter, c'est important de rassurer, c'est important de féliciter.
- autonomie: ils assument, finalement t'es toujours la en filet, ils proposent, tu disposes, mais ils assument sur leur terrain, sur leur domaine et toi tu couvres derriere. En fait le cadre est posé et ils sont libres à l'interieur l'important étant le résultat. un probleme, on ne le cache pas, on en parle, et on décide ensemble.
- la troisième phase est l'indépendance, et la... ca ne s'applique pas dans ce contexte, parce qu'il y a des règles, un cadre et que l'on en sort pas.
Il n'et pas toujours facile de faire avancer l'équipe d'une phase à l'autre et la maintenir dans celle qu'on souhaite, mais bon... c'est un métier ;-)
Nous avons parcouru un bon bout de chemin, et je suis assez contente de mes résultats, en plus ca c'est fait dans une bonne ambiance, l'humour est toujours un bon vecteur.
Aujourd'hui en dejeunant avec mon chef, je lui ai expliqué où j'en étais, et il va les accompagner. Il y a 3 ans, on était jeune tous les 2, il y a 3 ans, je manageais au feeling, aujourd'hui je mets des mots sur ce que je fais, je peux théoriser ce que hier je faisais d'instinct. Aujourd'hui j'ai compris qu'en fait, c'est un métier, et que j'avais encore beaucoup de choses à apprendre pour expliquer aux gens pourquoi ca marche et ca fait de mois une professionnelle.
Le management ca ne s'apprend pas seulement dans les manuels, mais autodidacte que je suis, aujourd'hui je suis heureuse de mettre des explications sur mon feeling, et je suis heureuse d'avoir fait ce chemin avec mon chef qui m'a toujours laissé carte blanche dans le domaine.
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